Ormuz fermé : l’Iran menace d’attaquer tout navire dans le détroit stratégique
Au troisième jour d’un conflit militaire impliquant l’Iran, les États-Unis et Israël, Téhéran a annoncé lundi que le détroit d’Ormuz est fermé à la navigation et qu’il attaquera tout navire tentant de le franchir, a déclaré un haut responsable des Gardiens de la révolution, selon des médias internationaux.
Ce passage stratégique, par lequel transite près de 20 % du pétrole mondial, est devenu une zone à risque extrême après que des frappes américaines et israéliennes ont visé des installations iraniennes depuis samedi. Le trafic maritime y a pratiquement cessé, certaines compagnies ayant suspendu leurs opérations et détourné leurs navires vers d’autres routes, a indiqué Reuters.
Dans le détroit, plusieurs navires ont été touchés par des projectiles ou des attaques de drones, provoquant des incendies à bord, selon des agences de sécurité maritime. Le secrétaire général de l’Organisation maritime internationale a appelé à éviter la région et à la plus grande prudence.
L’impact sur les marchés énergétiques est immédiat : les prix du pétrole ont fortement augmenté lundi, avec un bond du Brent de plus de 10 % dans la journée, sous la pression de craintes de perturbation durable de l’approvisionnement.
Des armateurs majeurs, dont plusieurs compagnies européennes et asiatiques, ont suspendu le passage des navires dans le Golfe, laissant de nombreux tankers et cargos bloqués aux abords du détroit.
Au plan diplomatique, certains pays européens, dont la France, ont appelé à la désescalade immédiate, tandis que Washington a confirmé son soutien à ses alliés régionaux, insistant sur la nécessité de maintenir la liberté de navigation dans les voies maritimes internationales.
Le conflit, qui s’est intensifié après les frappes sur des sites militaires iraniens, reste très fluide et susceptible d’entraîner de nouvelles réactions de Téhéran ou des parties impliquées.

