Abderrazak El Para, face à la justice algérienne

ALGER – Figure emblématique du terrorisme armé en Algérie au début des années 2000, Amari Saifi, plus connu sous le nom d’Abderrazak El Para, demeure au cœur de l’un des dossiers judiciaires les plus lourds liés à la violence islamiste.
Son procès, devant le tribunal criminel de Dar El Beïda, a été renvoyé pour la deuxième fois à la prochaine session criminelle prévue début avril.
Ancien membre du Groupe islamiste armé (GIA), puis cadre dirigeant du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), El Para est considéré comme l’un des principaux chefs opérationnels de la mouvance avant la transformation du GSPC en Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).
Il est poursuivi pour une longue liste de crimes, allant de l’homicide volontaire avec préméditation à l’enlèvement contre rançon, en passant par la création et le commandement d’une organisation terroriste armée.
Son nom est notamment associé à l’embuscade meurtrière perpétrée contre un convoi de parachutistes à Thniet El Abed, dans le sud de Batna, en janvier 2003, ainsi qu’à l’enlèvement de 32 touristes européens dans le Sahara algérien la même année.
Selon les éléments du dossier, El Para aurait également supervisé des réseaux d’approvisionnement en armes et coordonné des actions transfrontalières reliant le sud algérien, le nord du Mali et certaines zones du Tchad.
Arrêté en 2004 au Tchad après des affrontements avec des groupes rebelles locaux, il avait été remis aux autorités algériennes et placé en détention.
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