Algérie : Ali Aoun placé sous mandat de dépôt dans l’affaire « Imetal »

Alger – Le pôle pénal économique et financier du tribunal de Sidi M’hamed a condamné, ce lundi, l’ancien ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique Ali Aoun à cinq ans de prison ferme, avec mandat de dépôt à l’audience, dans le cadre de l’affaire dite « Imetal ».
Le jugement s’inscrit dans un dossier impliquant plusieurs accusés, dont le fils de l’ancien ministre, condamné à six ans de prison, ainsi qu’un homme d’affaires connu sous le nom de « Nounou Manita », écopant de dix ans de réclusion. D’autres cadres et responsables d’entreprises publiques ont également été condamnés à des peines variables.
L’affaire trouve son origine dans des investigations menées autour du groupe public Imetal, qui ont mis au jour des soupçons de malversations dans des opérations de vente et d’achat de ferraille et de résidus de cuivre. Selon les éléments du dossier, ces transactions auraient donné lieu à des pratiques de manipulation des prix et à la conclusion de contrats en dehors des procédures réglementaires.
Les poursuites ont par ailleurs concerné des responsables de grandes unités industrielles, notamment Sider El Hadjar et Fondal, dans un dossier lié à des faits de dilapidation de deniers publics et d’abus de fonction.
Le parquet avait requis, lors des audiences, des peines allant jusqu’à douze ans de prison contre l’ancien ministre. Ce jugement de première instance pourrait faire l’objet d’un appel dans les prochains jours.

