Après Assad, une nouvelle élite s’empare des fortunes du régime déchu

La chute du régime de Bachar al-Assad n’a pas ouvert la voie à une véritable reddition des comptes économiques. Selon des informations appuyées par des enquêtes internationales, les réseaux de richesse bâtis sous l’ancien pouvoir ne sont ni démantelés ni restitués à l’État, mais réaffectés au profit de nouveaux cercles dirigeants.
Au cœur de ce dispositif figure Hazem al-Sharaa, frère du président syrien Ahmed al-Sharaa. Il serait chargé de piloter une structure informelle, sans existence juridique claire, qui supervise le transfert d’actifs, d’entreprises et de capitaux autrefois liés à l’entourage de Bachar al-Assad. Ces opérations se dérouleraient hors de tout cadre judiciaire, sans procédures de confiscation légales ni décisions de justice rendues publiques.
Selon plusieurs sources concordantes, les mécanismes utilisés reposent sur des accords directs avec d’anciens hommes d’affaires du régime déchu, sommés de céder leurs actifs ou de les placer sous le contrôle de la nouvelle élite politique, en échange de garanties de sécurité ou de maintien partiel de leurs intérêts. Une méthode qui s’apparente davantage à une recomposition oligarchique qu’à une rupture avec le passé.
Officiellement, ces transferts sont présentés comme une étape indispensable à la reconstruction économique d’un pays ravagé par plus d’une décennie de guerre. Mais pour de nombreux observateurs, cette redistribution opaque soulève une question centrale : la Syrie assiste-t-elle à la fin d’un système de prédation, ou simplement à son recyclage sous de nouveaux visages ?
Dans un pays où les sanctions internationales, l’effondrement monétaire et la pauvreté massive continuent de peser sur la population, l’absence de transparence autour de ces fortunes héritées de l’ère Assad nourrit un malaise persistant. Celui d’une transition politique qui, sur le terrain économique, semble surtout consacrer la continuité des logiques de captation du pouvoir et de la richesse.
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