Chouaib Kahoul révèle les clauses du contrat de Petković
Le journaliste Chouaib Kahoul a livré plusieurs détails concernant le contrat de Vladimir Petković avec la Fédération algérienne de football, notamment sa rémunération, les objectifs sportifs qui lui ont été assignés ainsi que les différentes situations pouvant conduire à une rupture anticipée de son engagement.
Chouaib Kahoul a toutefois tenu à préciser qu’il n’avait pas consulté personnellement la nouvelle version du contrat du sélectionneur national. Il affirme, en revanche, avoir eu accès à l’ancien accord et avoir obtenu des informations sur le contenu du nouveau contrat après avoir effectué des vérifications auprès de ses sources.
« Je n’ai pas consulté le nouveau contrat, mais j’ai lu l’ancien, que j’ai toujours en ma possession. Après avoir posé des questions et effectué quelques vérifications, on m’a expliqué que le nouvel accord était pratiquement une copie du précédent, avec des modifications concernant naturellement sa durée, le salaire mensuel et les objectifs fixés. »
Un salaire porté de 135 000 à 160 000 euros
Selon les informations rapportées par Chouaib Kahoul, l’un des principaux changements concernerait la rémunération de Vladimir Petković.
Le salaire mensuel du sélectionneur serait ainsi passé d’environ 135 000 euros à près de 160 000 euros dans le cadre du nouvel engagement.
« Le principal changement dans le nouveau contrat concerne le salaire, qui serait passé de 135 000 à 160 000 euros par mois. »
Le journaliste souligne que cette revalorisation salariale ne concernerait pas uniquement Vladimir Petković. Plusieurs membres étrangers de son encadrement technique auraient également bénéficié d’une prolongation et d’une augmentation de salaire.
« Walid Sadi n’a pas augmenté uniquement le salaire du sélectionneur national. Les rémunérations de certains membres de son staff, notamment Morandi, Rongoni et l’entraîneur des gardiens, ont également été revues à la hausse. »
Selon les mêmes informations, les salaires de certains adjoints seraient passés d’environ 12 000 à 18 000 euros par mois.
Cette revalorisation pourrait avoir une conséquence directe sur le coût d’une éventuelle séparation, puisque les indemnités de rupture ne concerneraient pas uniquement le sélectionneur, mais pourraient également s’appliquer aux membres du staff dont les contrats ont été prolongés.
Le cas particulier de Nabil Neghiz
Chouaib Kahoul a également évoqué la situation de Nabil Neghiz, qui n’aurait pas été directement concerné par l’opération de renouvellement menée autour de Vladimir Petković et de ses assistants étrangers.
« Je ne dispose pas d’informations précises concernant Nabil Neghiz. Il n’aurait pas participé au processus de renouvellement du contrat du sélectionneur national. Certains expliquent que son contrat est différent, tandis que d’autres affirment qu’il était déjà sous contrat et qu’il n’était donc pas concerné par cette prolongation. »
Le journaliste insiste ainsi sur le fait que les situations contractuelles des différents membres du staff pourraient ne pas être identiques.
Des objectifs sportifs différents dans le nouveau contrat
L’architecture générale du nouvel accord serait donc très proche de celle de l’ancien contrat, mais les objectifs sportifs auraient logiquement été modifiés.
Dans le précédent engagement, les principales missions confiées à Vladimir Petković étaient la qualification à la Coupe d’Afrique des nations et à la Coupe du monde.
Le nouveau contrat fixerait désormais comme objectifs la qualification à la CAN 2027, ainsi qu’une présence au minimum en demi-finales de la compétition continentale.
« L’ancien contrat prévoyait notamment la qualification à la Coupe du monde et à la Coupe d’Afrique. Dans le nouveau, les objectifs sont naturellement différents. Il serait notamment question de se qualifier pour la CAN 2027 et d’atteindre les demi-finales. »
Chouaib Kahoul rappelle cependant que l’absence de publication officielle du nouveau contrat impose de rester prudent concernant la formulation exacte de ces objectifs.
L’article 10 et les conditions d’une rupture anticipée
Le journaliste s’est ensuite attardé sur l’article 10 de l’ancien contrat, consacré à l’interruption anticipée de la relation de travail entre la Fédération algérienne de football et Vladimir Petković.
Selon ses explications, cette clause prévoyait plusieurs situations pouvant conduire à la fin du contrat.
La première concernait la non-réalisation des objectifs sportifs fixés par la FAF.
« La relation de travail prend fin de plein droit, sans aucune indemnité, lorsque les objectifs définis par la Fédération algérienne de football ne sont pas atteints. »
Dans l’ancien contrat, l’un des objectifs majeurs était la qualification à la Coupe du monde. Si une disposition similaire a été reprise dans le nouvel accord, la FAF pourrait théoriquement invoquer la non-réalisation d’un objectif contractuel pour mettre fin à l’engagement sans indemnité.
Tout dépendrait cependant de la rédaction exacte du nouveau contrat et de la manière dont les objectifs ont été définis.
L’absence prolongée du sélectionneur
Le deuxième cas prévu par l’article 10 concernait une éventuelle absence de longue durée susceptible de perturber l’exécution normale du contrat.
« En cas d’absence prolongée pouvant entraver l’exécution effective du contrat, une procédure de rupture peut être engagée après l’envoi d’une notification écrite. »
Cette disposition pourrait notamment s’appliquer si le sélectionneur s’absentait durablement sans justification et ne répondait pas aux mises en demeure ou aux notifications de son employeur.
Trois mois de salaire en cas de rupture d’un commun accord
La troisième situation, considérée comme la plus importante dans le contexte actuel, concerne la rupture d’un commun accord entre les deux parties.
Chouaib Kahoul insiste particulièrement sur l’expression « d’un commun accord », présente dans la version française de l’ancien contrat.
« Il faut souligner deux fois l’expression “d’un commun accord”. Cela signifie que les deux parties doivent accepter la rupture. »
Selon la clause citée, la partie qui prend l’initiative de demander la résiliation devrait verser à l’autre une indemnité équivalente à trois mois de salaire.
« En cas de rupture d’un commun accord, la partie qui prend l’initiative de la résiliation doit verser à l’autre une indemnité correspondant à trois mois de salaire. »
Si la Fédération algérienne de football souhaite mettre fin au contrat de Vladimir Petković et que ce dernier accepte une séparation négociée, elle devrait donc lui verser l’équivalent de trois mensualités.
Sur la base d’un salaire estimé à 160 000 euros par mois, l’indemnité atteindrait environ 480 000 euros pour le seul sélectionneur.
À cela pourraient s’ajouter d’éventuelles compensations au profit des membres de son staff, dont les salaires et les contrats auraient également été revalorisés.
Une négociation indispensable entre les deux parties
Chouaib Kahoul précise cependant que la clause des trois mois de salaire ne pourrait être appliquée automatiquement par la seule volonté de la FAF.
Le principe d’une rupture à l’amiable suppose nécessairement l’accord de Vladimir Petković.
« Si Walid Sadi ou un responsable de la Fédération se rend auprès de Petković pour lui proposer de résilier le contrat à l’amiable, et que celui-ci accepte, la FAF lui verse trois mois de salaire et le contrat est rompu. Mais si les deux parties ne s’accordent pas, la question devient une affaire de négociation. »
Le sélectionneur pourrait ainsi accepter la proposition, la refuser ou réclamer d’autres conditions avant de donner son consentement.
Une démission jugée improbable
Le journaliste estime enfin qu’une démission volontaire de Vladimir Petković est très peu probable, contrairement à certaines informations ayant circulé.
« Il ne démissionnera pas. C’est pratiquement impossible. Il n’a aucun intérêt à quitter son poste de lui-même. »
Selon cette lecture, l’initiative d’une éventuelle séparation devrait plutôt venir de la Fédération algérienne de football.
La FAF serait alors contrainte soit de négocier une rupture à l’amiable selon les conditions prévues dans le contrat, soit de démontrer que les objectifs contractuels n’ont pas été atteints afin d’envisager une rupture sans indemnité.
Les révélations de Chouaib Kahoul mettent ainsi en lumière les enjeux financiers et juridiques liés à l’avenir de Vladimir Petković à la tête de la sélection algérienne. Elles montrent surtout que le départ du technicien ne dépend pas uniquement d’une décision sportive, mais également de la formulation précise des clauses contractuelles et de l’issue des négociations entre les deux parties.

