
Nouakchott – Alors que le président mauritanien accomplit les rites du Hajj, les autorités saoudiennes ont expulsé ces dernières heures des centaines de citoyens mauritaniens de la ville sainte de La Mecque. Ils figurent parmi les dizaines de milliers de pèlerins refoulés pour avoir tenté d’accomplir le Hajj sans autorisation officielle.
Des sources officielles ont révélé que les ressortissants mauritaniens arrêtés, ont été reconduits hors de La Mecque, principalement vers Djeddah ou Médine.
Selon ces mêmes sources, ces personnes seront présentées au parquet général pour des accusations telles que : non-respect des règles du pèlerinage, usage de documents falsifiés, ou organisation de campagnes non autorisées.
Certains d’entre eux sont pourtant détenteurs de titres de séjour en Arabie saoudite, ou entrés dans le pays avec des visas de visite, qui ne donnent pas droit à l’accomplissement du Hajj.
Cette vague d’expulsions soulève une contradiction frappante : alors que le président bénéficie d’un traitement protocolaire de haut niveau, de nombreux citoyens ordinaires subissent l’humiliation d’une expulsion collective, dans des conditions parfois difficiles, pour avoir voulu exercer leur devoir religieux.

