Nouvelle passation à Sonatrach

Alger – La passation de fonctions entre le directeur général sortant de Sonatrach, Rachid Hachichi, et son successeur, Nordine Daoudi, intervient dans un contexte marqué par des réserves exprimées au sommet de l’État à propos de plusieurs décisions de gestion.
Parmi les opérations les plus commentées figure la signature, le 13 octobre, d’un contrat de 5,4 milliards de dollars entre Sonatrach et la société saoudienne Madad Energy North Africa, pour l’exploration et la production d’hydrocarbures dans le bassin d’Illizi. Conclu sous la formule du partage de production sur une durée initiale de trente ans, l’accord n’a pas fait l’objet d’un appel d’offres international, ravivant le débat sur l’usage du gré à gré dans les contrats stratégiques.
Ce dossier vient s’ajouter aux critiques relayées dans la presse sur des dépenses considérées comme élevées au siège du groupe, travaux d’aménagement, refonte de l’identité visuelle, hausse des frais de mission, ainsi que sur une gestion perçue comme trop centralisée au niveau de la direction générale.
La nomination de Nordine Daoudi ouvre désormais une nouvelle phase, tandis que les raisons exactes de ce changement, qu’elles soient financières, disciplinaires ou diplomatiques, n’ont pas été exposées publiquement jusqu’ici.
Ce départ s’inscrit par ailleurs dans une instabilité devenue structurelle : depuis 2010, dix PDG se sont succédé à la tête de Sonatrach, le plus souvent sur fond de tensions ou de remises en cause publiques, sans installation durable d’une ligne continue.

