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Souriez, vous êtes filmés : impuissante face au dossier Petković, la FAF soigne son image

Selon les informations publiées par le quotidien El Khabar sous la plume du journaliste Chouaïb Kahoul, la réunion du Bureau fédéral de la Fédération algérienne de football n’a pas permis de trancher la question de l’avenir de Vladimir Petković.

Elle aurait surtout été marquée par une volonté de maîtriser l’image de l’instance et de gagner du temps face à la pression populaire et médiatique.

La réunion du Bureau fédéral de la Fédération algérienne de football était particulièrement attendue après la participation décevante de la sélection nationale à la Coupe du monde 2026. Une partie importante du public espérait des décisions fortes, une évaluation transparente de l’échec et une clarification immédiate concernant l’avenir du sélectionneur Vladimir Petković.

Mais d’après le récit publié par le quotidien El Khabar, sous la signature du journaliste Chouaïb Kahoul, la rencontre n’aurait débouché sur aucune décision définitive.

Une stratégie de communication soigneusement préparée

Selon Chouaïb Kahoul, la communication entourant la réunion n’aurait pas été laissée au hasard. Les images diffusées par la Fédération, montrant le président Walid Sadi et les membres du Bureau fédéral dans une ambiance détendue, auraient eu pour objectif de transmettre l’image d’une direction unie et d’une institution fonctionnant normalement.

Cette mise en scène médiatique devait notamment répondre aux informations faisant état de tensions internes et d’un mécontentement de certains membres du Bureau fédéral.

Cependant, les sourires affichés devant les caméras ne permettent pas, à eux seuls, de répondre aux interrogations concernant la gestion de la sélection, la prolongation du contrat de Petković et les responsabilités dans l’échec du Mondial.

Le dossier Petković repoussé à la fin de la réunion

Toujours selon les informations rapportées par El Khabar, le dossier de l’équipe nationale et de son sélectionneur aurait été examiné à la fin de la réunion.

Walid Sadi aurait alors pris la parole pendant plus d’une heure afin de présenter son analyse de la participation algérienne au Mondial et d’exposer les différents éléments liés à la situation du sélectionneur.

Le journaliste Chouaïb Kahoul souligne cependant l’absence d’un véritable débat contradictoire. Les membres du Bureau fédéral auraient principalement écouté l’exposé du président, sans engager une discussion approfondie sur ses décisions ni demander publiquement des comptes sur la prolongation du contrat du technicien suisse.

Cette situation pose une question institutionnelle essentielle : le Bureau fédéral est-il une véritable instance de contrôle et de délibération, ou se limite-t-il à accompagner des décisions prises en dehors de lui ?

Avant la réunion, El Khabar avait déjà estimé qu’il était difficile d’organiser une évaluation indépendante lorsque le rapport sur la participation au Mondial était préparé et présenté par le président de la Fédération lui-même, en l’absence du sélectionneur ou d’un autre responsable de l’équipe nationale.

Petković aurait changé de position

Le quotidien El Khabar rapporte également que Vladimir Petković aurait initialement été disposé à envisager un départ après le dernier match de l’Algérie contre la Suisse.

Après son retour dans son pays, le sélectionneur aurait toutefois changé de position. Il considérerait avoir atteint les objectifs fixés dans son contrat et estimerait être la cible d’une campagne médiatique destinée à le pousser vers la sortie.

Selon la même source, Petković refuserait désormais de quitter son poste sans obtenir les sommes auxquelles il estime avoir droit jusqu’à l’expiration de son contrat, prévue en juillet 2028.

Ces éléments ne proviennent pas d’une déclaration publique du sélectionneur ou d’un communiqué officiel de la Fédération. Ils sont présentés comme des informations recueillies par le journaliste auprès de ses sources.

Avant même la tenue de la réunion, Chouaïb Kahoul avait indiqué que l’absence d’un accord de résiliation à l’amiable et la nécessité d’étudier les conséquences juridiques et financières rendaient improbable une décision immédiate concernant le technicien suisse.

Une commission technique chargée de l’évaluation

Face à l’impossibilité de parvenir à une décision immédiate, le dossier Petković a été confié à une structure technique spécialisée, chargée d’évaluer son travail et la participation de l’équipe nationale au Mondial.

Selon les informations publiées après la réunion, le Bureau fédéral a effectivement retenu le principe d’une évaluation du sélectionneur par une commission technique compétente.

Walid Sadi aurait justifié cette orientation par le fait que les membres du Bureau fédéral ne disposent pas tous des compétences techniques nécessaires pour juger le travail du sélectionneur.

L’intervention d’une commission composée de techniciens peut être légitime lorsqu’il s’agit d’analyser les choix tactiques, la préparation, la gestion de l’effectif ou le rendement sportif. Elle ne peut cependant pas remplacer l’évaluation administrative et financière qui relève directement de la responsabilité des dirigeants de la Fédération.

La commission technique peut évaluer Petković. Mais le Bureau fédéral doit, de son côté, évaluer les conditions dans lesquelles son contrat a été prolongé, les clauses financières qui y figurent et les conséquences d’une éventuelle rupture.

Une décision finale toujours entre les mains de Sadi

D’après la lecture proposée par Chouaïb Kahoul, le recours à une commission technique pourrait permettre à la direction de la Fédération de gagner du temps et de partager la responsabilité politique d’une décision particulièrement sensible.

L’avis des techniciens ne serait que consultatif. La décision finale concernant le maintien ou le départ de Petković resterait entre les mains de Walid Sadi et des responsables de la Fédération.

Le risque serait donc de transformer l’évaluation technique en couverture institutionnelle d’un choix déjà largement conditionné par le contrat signé avec le sélectionneur et par le coût potentiel de son licenciement.

Le dossier Petković dépasse ainsi la seule question sportive. Il soulève également des interrogations sur la gouvernance de la FAF, la transparence des contrats, le rôle réel du Bureau fédéral et l’existence de véritables mécanismes de contrôle.

La principale question n’est plus seulement de savoir si Vladimir Petković restera ou quittera son poste. Elle est aussi de déterminer qui assumera la responsabilité de la prolongation de son contrat et de ses éventuelles conséquences financières.

Source : quotidien El Khabar, article du journaliste Chouaïb Kahoul consacré aux coulisses de la réunion du Bureau fédéral et à l’avenir de Vladimir Petković.

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