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Après la grâce présidentielle, l’Algérie face à l’effet domino des revendications

La décision d’accorder la grâce présidentielle à l’écrivain Boualem Sansal continue de provoquer une puissante vague de colère au sein d’une partie de l’opinion publique algérienne. Longtemps présenté dans certains médias comme un ennemi de la nation, Sansal reste pour une frange de la population une figure controversée, et la mesure de clémence annoncée par la présidence est loin de faire consensus.

Pour de nombreux Algériens fortement influencés par des campagnes médiatiques hostiles à l’auteur, la grâce accordée à Sansal est incompréhensible, voire insultante. La question se pose désormais avec acuité :
le pouvoir est-il tombé dans le piège de la diabolisation qu’il a lui-même contribué à entretenir autour de Sansal ?

La libération de Sansal n’a pas tardé à être instrumentalisée par les mouvements proches du courant islamiste.
Ces derniers y voient une fenêtre politique pour réclamer, à leur tour, la libération de leurs propres détenus, y compris ceux condamnés pour implication dans la violence des années 1990, qu’il s’agisse d’actes commis directement, d’incitation ou de soutien logistique à des groupes armés.

Cette revendication, longtemps marginalisée, trouve aujourd’hui un nouvel écho.

Dans un autre registre, certains sympathisants de l’ancien régime réclament désormais la libération des personnalités emprisonnées pour corruption et détournement de fonds publics durant l’ère Bouteflika.
La grâce accordée à Sansal est perçue, par eux, comme une porte entrouverte pouvant justifier un geste similaire envers les détenus de la « issaba ».

Enfin, les activistes engagés dans la tentative de reconstituer un mouvement de rue inspiré du Hirak voient dans la décision concernant Sansal un précédent exploitable.
Ils estiment légitime, eux aussi, d’exiger la libération de leurs camarades détenus pour contestation politique, manifestant ainsi leur volonté de réactiver les dynamiques de mobilisation populaire.

La libération de Boualem Sansal, destinée à désamorcer une crise internationale imminente, a ouvert en interne une série de revendications parallèles, révélant la complexité, et parfois l’imprévisibilité, des équilibres politiques algériens.

Si l’objectif initial était d’apaiser les tensions avec les partenaires européens, le prix politique à payer sur la scène intérieure pourrait, lui, s’avérer bien plus élevé et durable.

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